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Les fouilles en Allemagne
La construction
prochaine d'une nouvelle autoroute, la B6n, a quelque
peu changé l'histoire de la ville. En effet, avant toute
construction de la sorte, des fouilles archéologiques
sont mises en place. C'est grâce à ses fouilles que
Quedlinburg retrouve jour après jour, des parties de son
passé.

En mars 2004, sous
la houlette de Volker DEMUTH, les archéologues se
chargeaient de fouiller un nouveau site: celui du
Ritteranger (littéralement 'pré du chevalier'). Ce lieu
avait été choisi en raison de la présence d'un monument
qui expliquait qu'un grand camp de prisonniers de guerre
avait existé à cet endroit.
Normalement, les
archéologues ne font pas de recherches sur un sujet
aussi récent. Le camp de prisonniers est un cas très
spécial. Il faut en effet noter qu'il a été rasé dès le
départ des prisonniers car il était un nid à poux,
punaises et autres vermines. De plus, peu de documents
existent sur lui. Chose qui peut paraître étonnante
puisqu'il s'agit de l'histoire moderne, il était très
difficile (voir impossible) de savoir quel était le mode
de vie des captifs.
Leurs recherches
éclairent donc nombres de points et s'avèrent parfois
surprenantes.

Pour
aller sur le site officiel du service archéologique,
suivez ce lien:
http://www.archlsa.de/funde-der-monate/08.04/Fund%20des%20Monats%20August%202004_frz.htm
page traduite en français

Voici la localisation exacte de l'endroit où se situait
le camp et où se sont déroulées les fouilles.
Les découvertes

Nous n'avons que
des informations partielles avec notamment un 'arrêt sur
image' le 15 janvier 1917.
En effet, à cette
date, ce camp de prisonniers de guerre a été visité par
des délégués du gouvernement espagnol.
Lire le rapport (retranscrit par Laurent Battut).

Toutefois, une grande chance pour nous est l'existence,
à partir de juillet 1915, dans ce camp, d'un journal
fait par et pour les prisonniers français. Il s'agit du
"Tuyau".
A ce
sujet, je remercie Monsieur Gaston d'avoir eu la
gentillesse de nous communiquer sa collection.
C'est
Monsieur Battut Laurent qui m'a fait parvenir les copies
des numéros par voie postale.
Afin
de rendre la description de la vie au camp un peu plus
réaliste, je m'appuie sur certains articles du "Tuyau"
(cités directement dans le texte ou liens à suivre). |