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Les
prisonniers arrivent par le train et ils finissent le trajet (de la
gare au camp) à pied. La population est très souvent (si ce n'est
toujours) présente lors de cette arrivée).
Les premiers
prisonniers de Quedlinburg sont arrivés le 24 septembre 1914.


"Voici
bientôt un an qu'exténués de fatigue, harassées,
meurtris par un
voyage de soixante-treize heures, nous débarquions à Quedlinburg et
nous nous acheminions vers ce camp où nous sommes encore
aujourd'hui." Extrait du Tuyau n°6,
page 1
(19 août 1915)

"(…)
Quedlinburg où nous arrivons le 28 septembre à
3 heures et demie du soir, après avoir fait 83 heures de voyage.
Donc nous débarquons à la gare de Quedlinburg, où la foule est très
nombreuse, mais il n'y a aucun tumulte. Tout le monde est silencieux
et nous regarde d'un air content. Nous traversons un coin de la
ville à la lueur des torches que tiennent les pompiers qui nous
conduisent au camp des prisonniers. Il se trouve à 3 Km environ de
la ville. Nous
y arrivons enfin ; il est en plein milieu des champs labourés, dans
une boue où l'on s'enfonce jusqu'aux genoux et où il faut être
équilibriste pour tenir debout. Nous sommes rassemblés aussitôt et
un officier allemand nous dit : "Soldats français,
vous êtes maintenant nos prisonniers, et celui qui osera ne pas nous
obéir sera fusillé sur le champ". Nous sommes conduits dans notre
chambre faite de planches mal jointes et ouvertes aux 2 extrémités.
Pour moi, la 1ère nuit, je suis forcé de coucher dehors faute de
place, sur une poignée de paille sur la terre toute humide."
Extrait du journal d'Abel CASTEL (28
septembre 1915)

© Davye CESBRON
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