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Léon Belot est né le 2 novembre 1883 à Noyelle sur
Escaut (59).
Il se marie le 25 février 1908 à Cantaing sur Escaut
(59) avec Marguerite Cambray. Il y réside et y devient boulanger.
Pour localiser ses lieux de naissance et de mariage ,
regardez la carte ci-dessous.

Ensemble, ils ont deux enfants Alfred (en novembre
1908) et Denise (en 1911).
Parcours militaire
Il tire le n° 149 de la classe 1903, du
canton de Marcoing, il est alors boucher à Noyelles ; il fait ses
classes dans le 1ier RI de Cambrai, matricule 1439 à
compter du 1/11/1904. Il est promu 1ière classe le
22/9/1906.
La guerre éclate
et il est mobilisé le 2 août dans le 148ème Régiment
d'Infanterie (en garnison à Givet) .et porte le matricule numéro
016078-1439.
En août 1914, il se rend en Belgique et se trouve dans
la région de Dinant le 15 août, Onhaye le 23 août 1914. Il revient dans
l'Aisne à Coucy-le-Château début septembre pour participer à la bataille
de la Marne, notamment aux combats de Berry-au-Bac.
(Classement JMO 26N696 ; le document " original " a été perdu à Coucy le
Château le 1er septembre. L’original reprend le 12 ).
Le 9 septembre, il est incorporé au
147ème Régiment d'Infanterie (dépôt de Saint-Nazaire)
9ème Ci, dont le lieu de dépôt est
Saint Nazaire.
.Le 147ème RI faisait partie du 2ième
Corps d’Armée (commandé par le Général DE CASTELNAU), 4ème
Division (général GUILLAUMAT), 7ième Brigade. Ce régiment
participe à la bataille de la Marne des 5 au 13 septembre 1914 :
Mautrupt le Monthois, Sermaise. Bataille de la Woëvre
et des Hauts de Meuse ; combats à l'Ouest de l'Argonne
du 14 au 17 septembre, région forestière à cheval sur les départements
de la Marne et de la Meuse, au Nord-Est de Sainte-Ménéhould.
Les combats font rage près de Servon,
de Binarville, à Bagatelle, au Four de Paris et dans le bois de la
Gruerie.. La "feuille de marche" de ce régiment est enregistrée aux
archives militaires de Vincennes sous la référence : CN 26 N 695 - 10 à
12 période 1914-1918. Dans ce document, on ne trouve pas de trace de
cette mutation dans la période du 9 septembre. En novembre 1914, la 9ème
Ci en position dans le bois de la Gruerie (Argonne près de
Verdun), subit des assauts violents, ne cède que des fractions de
tranchées 18 soldats sont portés disparus le 20, aucun le 21.
Il est blessé dans ce bois près de la
Harazée. Il se cache dans un tas de bois et le 21 novembre il est repéré
par le chien d’une patrouille allemande, et est fait prisonnier, il se
retrouve interné, au camp de Giessen ( liste CIR du 16/1/1915, fiche de
renseignements du Ministère de la Guerre du 22/06/15).

Interné à (06471) Quedlinburg. ( liste du 19/5/1915,
fiche de renseignements du Ministère de la Guerre du 26/06/16 ). Il
y travaille en tant que prisonnier de guerre à Firma Wilhelm
Benkenstein (38801) Halberstadt spézialfabrik für Halberstädter
Würstchen.

Photo d'un groupe de prisonniers travaillant à la
charcuterie prise en février 1916.
Interné à (06886) Lutherstadt Wittenberg, ( liste du
19/4/1916 , camp de klein Wittenberg).

Selon le " souvenir " familial, c’est vers le 27
juillet 1916, qu’il aurait été brûlé (et selon la Kommandantur :
suite à une imprudence personnelle !) dans une usine d'armement, et
que ce serait en fumant une cigarette en cachette et bravant
l’interdiction en faisant la " fête " suite aux avancées françaises
sur le front.
Les secours seraient intervenus trop tardivement pour ouvrir la
porte condamnée du local en feu. Il décède des suites de ses
brûlures, au " Lazaret " du camp, le 30 juillet 1916. inhumé le 31
dans le cimetière du camp (N° du registre : 348). Ses camarades
français (dont un Cantaingnois ) anglais et russes lui ont offert un
monument, et, c'est le seul monument figurant sur la photo du
cimetière.
Un courrier : JNV 12677 I en date du 3/8/1916 de la Kommandantur
des Gefangenenlagers de Wittenberg demande à la Kommandantur de
Cambrai d'aviser son épouse.. Et, selon sa "fiche signalétique et
des états de service " Il y aurait eu un avis officiel du 13/8/1916
ref : f,5784 ? . A Reinsdorf Sachsen situé à 6 km de Wittenberg il y
a effectivement, la " Westfälisch-Anhaltische Sprengstoff AG "
brièvement appelée "WASAG, Werk Reinsdorf,". Des explosions y sont
recensées les : 11.08.1915 ; 10.11.1917 ; 04.03.1925 et 13.06.1935.
Je n’ai pas trouvé d’autre renseignement aux archives de Wittenberg,
de même, aucun incident n’est signalé dans les journaux " Der
Wittenberger Tagenblatt " et " Der Wittenberger Zeitung ", de
juillet août 1916. Les archives " militaires " de ce camp ont été
détruites par un bombardement en mai 1945.
Aucun dossier " médical " de ce Lazaret ne se trouve au service de
la santé de Limoges ni au service historique
de la santé du Val de Grâces.

Un jugement du tribunal civil de Saint Nazaire en
date du 19 septembre 1918 enregistre son décès. La consultation des
liasses 14 U 323 et 17 U 3066. Des AD de Loire Atlantique ne laisse
pas apparaître de trace de ce jugement..
Il est exhumé à Wittenberg le 21/01/1926 pour être
inhumé le 31/03/1926 dans la tombe 7310 de la nécropole de 57700
Sarrebourg. ( Son monument funéraire est également revenu à
Sarrebourg et entreposé dans une ancienne caserne.). Lors de son
séjour au Lazaret, étant donné l’importance des brûlures, sa plaque
d’identité lui avait été enlevée du poignet. Elle n’a pas été remise
à son décès. A son retour à Sarrebourg,
les autorités n’ont pas pu assurer que la
dépouille présentée était celle de mon grand-père. La famille a
alors préféré qu’il repose au milieu de ses compagnons de captivité.
Son fils Alfred, est le père de Pierre Belot.
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