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Comme dans tous
les camps, les prisonniers envoient des lettres. Celles-ci portent
la mention Kriegsgefangenensendung (envoi d'un prisonnier de
guerre). Toutefois, ce courrier était soumis à un règlement:

- le papier
servant à la correspondance devait être acheté à la Kantine (1
pfenning);
- la lettre
devait faire 4 pages de 18 lignes maximum (le format étant de 13 *
10 cm);
- la carte
devait faire 9 lignes;
-le
courrier devait impérativement être écrit au crayon (à l'aniline)
mine noir ou bleu;
- le nombre de
courrier envoyé était limité à une carte postale par semaine et une
lettre tous les 15 jours.
Bien sûr,
chaque correspondance était lue par la censure (il était interdit de
se plaindre). Il en était de même pour le courrier ou les colis
reçus. Tout était lu et systématiquement vérifié. Il fallait en
moyenne un mois pour que la réponse à une lettre arrive à son
destinataire.
Le fait que les prisonniers
aient reçu des colis est confirmé par les
fouilles.
En effet, il a été trouvé des bouteilles de bière en provenance de
Reims, de la porcelaine française…
Comme nous
l'avons vu précédemment, les colis renfermaient de la nourriture, de
la boisson…
Comme nous
le montre ces extraits du "Tuyau", le colis, comme les lettres
d'ailleurs, sont très attendus des prisonniers.
"Une
signature et vous voilà face à face avec le colis, parfois si
impatiemment attendu. A elle seule l'adresse écrite avec tant de
soins vous révèle toute la sollicitude de ceux que vous avez laissés
là-bas... au pays!" (Pour lire la suite,
cliquez ici
) Extrait du Tuyau numéro 4 page 2 (5 Août
1915)
"Aurai-je
une lettre demain? Chaque soir, à l'heure où dans le camp tout
s'endort, combien d'entre nous rêvent aux êtres chers et se posent
cette simple, mais troublante question."
(Pour lire la suite,
cliquez ici) Extrait
du Tuyau numéro 7 pages 6 et 7 (26 Août 1915)

© Davye CESBRON
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