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Pour maintenir le bon ordre du
camp, il existait des
corvées (sauf les dimanches et jours "carillonnés"):
- vidange des latrines,
- employés aux douches,
- aux lavoirs,
- aux
pompes: "Suivant la saison ou l'état de
l'atmosphère le service à la pompe peut-être considéré comme un
salutaire délassement ou une odieuse corvée. Mais il demeure
toujours une mission délicate."
Extrait du Tuyau numéro 17 page 4 (4 novembre 1915)
- aux
cuisines: "Habillés de toile bleue, comme
les cuisiniers qu'ils touchent de près d'ailleurs et avec qui ils
vivent, en quelque sorte, sur le régime de la communauté réduite aux
baquets, les hommes patates forment une importante phalange..."
Extrait du Tuyau numéro 15 page 2 (21 octobre 1915)
On trouvait
même, à Quedlinburg une corvée réservée à des spécialistes: les
ratiers.
Il
y existait également une corvée spéciale " de
décoration des tombes du cimetière des prisonniers de guerre du
camp" Témoignage du soldat Eyraud.
"Un mois ou deux plus tard, comme grand était
déjà le nombre de nos morts, une corvée fut organisée pour décorer
leurs tombes. C'était en mai."Témoignage
extrait du livre
Un camp de
représailles de Mario MEUNIER
Certaines corvées avaient un
but hygiéniques, ainsi les corvées de latrines (spécifique à ce
camp), consistaient à faire en sorte que personne ne dégrade les
lieux et à ce qu'on ne fasse tomber dans la fosse rien de dur mais
également à veiller à ce que tous ceux qui sortent de ces latrines
se lavent les mains (moyen de lutte contre la dysenterie et le
typhus).
Les gradés étaient, au départ
exemptés de corvées comme nous l'illustre ce témoignage d'un
sergent: " (...) - Mais, puisque vous allez
le voir, voulez-vous lui demander s'il veut sortir du camp. Il doit
certainement savoir un peu jardiner. Demandez-lui donc s'il veut
prendre la place d'un homme de corvée et aller travailler aux tombes
du cimetière. Il fera ce qu'il pourra.
L'interprète
vint, constata que j'étais à distance et me transmit le vœu du
capitaine.
- Je ne sais pas
jardiner, répondis-je. Le saurais-je, je ne pourrai quand même pas
accepter ce qu'il propose. J'ai un grade qui m'exempte de corvée. Si
je m'inscris volontaire pour un travail au cimetière, je prend la
place d'un homme qui sera aussitôt de ce chef employé ailleurs et
plus mal. Si on veut que je sorte, qu'on me désigne comme gradé pour
accompagner la corvée. Pour gratter, je ne gratte pas.
L'interprète
rapporta ma réponse.
- Il est prévu
tant d'hommes pour ce travail, riposta le capitaine, et l'ordre ne
désigne aucun gradé pour accompagner."Témoignage
extrait du livre
Un camp de
représailles de Mario MEUNIER

© Davye CESBRON
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